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Des patchworks de contes de fées |
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| Du « Chat Botté » à « LArbre de Lune », le monde naïf de Jacqueline Houser. Professeur dAllemand au Lycée Quinet, Jacqueline Houser quittera lenseignement à la rentrée prochaine, pour se consacrer, entre autres ( ! ) à son hobby.
Jacqueline Houser
Cinq expositions en quelques semaines : la SEMA reprend à la rentrée le rythme soutenu et varié de ses activités à Pleyel. Paysages de fées Les compositions textiles de Jacqueline Houser ont eu, en septembre, un grand succès : la peinture est remplacée par le tissu et laiguille tient le rôle du pinceau. Au niveau de lexécution, limprovisation est savoureuse : mise en relief des fils de laine ou dun motif entier, glissement de tissus les uns sur les autres par épinglages successifs, usage dautres matériaux comme les perles, recherche dune transparence et de matières : mates, brillantes, précieuses, rustiques Un couple senlace sous le soleil de la Saint-Martin, le «Roi de Thulé » rêve en son palais, et ladorable « Chaperon Rouge » chemine dans une forêt de fleurs. De grands tableaux pour des mystères séculaires. |
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Un cachet naïf |
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| Il
y a quelques années, Jacqueline Houser découvre chez des amis une tapisserie
confectionnée par la maîtresse de maison et représentant «
Barbe Bleue et ses sept femmes ». Elle décide de créer à
son tour des « tableaux » en utilisant la toile de jute comme
support, le plus souvent. Point par point, elle assemble, ordonne les
bouts détoffe, bâtissant un château du Moyen Age, au
pied duquel un
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Phantastische Wandteppiche |
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| Jacqueline Houser stellt ihre Arbeiten in der Sparkasse aus Wie eine Szene aus Goethes Erlkönig scheinen
Pferd und Reiter der Wirklichkeit zu entfliehen. Durch Übereinandernähen
von Stoffen ist eine gespenstische Atmosphäre entstanden. Mit farblich brillanten Wandteppichen und Gobelins aus aufgenähten Stoffen gibt die Künstlerin Jacqueline Houser aus Bad Kreuznachs Partnerstadt Bourg-en-Bresse Einblick in ihre verträumt-verspielte Welt. Eine repräsentative Kollektion der ehemaligen Deutschlehrerin ist noch bis zum 10. April in der Kundenhalle der Sparkasse am Kornmarkt ausgestellt. Mit der Nähnadel als künstlerisches Werkzeug gelingt es Jacqueline Houser ihre Ideen in groBformatige Wanddekorationen umzusetzen. Dabei bedient sie sich sehr farbintensiver Textilien, die sie zu Applikationen zusammennäht. Oft bringt sie dabei interessante farbliche Effekte zur Wirkung, die durch Polarisierung von grellen Farbwerten und Pastelltönen noch unterstrichen werden. Viel Figürliches aus der Flora und der Fauna ist zu sehen. Sie drückt aber auch ihren unerschöpflich scheinenden Phantasiereichtum in amorphen Gebilden und abstrakten Formen aus. Ein bunter Regenbogen scheint seine Farbenpracht auszubreiten und facettenreich in eine Flut von Tönen überzugehen. Jacqueline Houser liebt diese lebhafte und sinnliche Materie, die durch ihre Reliefs und ihre vielfältigen Reflexe das Licht anzieht und dadurch den Werken Bewegung und Kontinuität verleiht. In anderen Arbeiten tauchen Fabelwesen wie aus einer anderen Welt auf, scheinen sich zu bewegen und gaukeln dem Betrachter einen Hauch von Unvergänglichem vor. Mythisches vermischt sich mit realistischen Szenen, handwerkliche Kunst mit sicherem Gespür für ästhetische Gestaltung - ak -
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Tapisseries fantastiquesJacqueline Houser expose ses uvres à la Caisse d'Epargne. |
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Comme sortis d'une scène du ''Roi des Aulnes'' de Goethe, cheval et cavalier semblent s'échapper du monde de la réalité. C'est avec la superposition d'étoffes que naît une atmosphère fantomatique. Jacqueline Houser de Bourg en Bresse, ville jumelle de Bad Kreuznach, nous fait pénétrer dans son univers onirique avec ses uvres brillantes de couleur, en tissus appliqués. Un échantillonnage représentatif de cet ancien professeur d'allemand est exposé jusqu'au 10 avril dans le hall de la Caisse d'Epargne, place du marché. Jacqueline Houser parvient à transcrire ses idées à l'aide de l'aiguille comme outil artistique, dans des décorations murales de grand format. Pour ce faire elle utilise des textiles aux couleurs très intenses qu'elle applique en cousant. Elle arrive ainsi à des effets de couleur intéressants, soulignés encore par la polarisation de tonalités crues ou pastel. Beaucoup de figuratif issu de la flore ou de la faune, mais elle exprime aussi sa richesse d'imagination apparemment inépuisable dans des uvres aux formes abstraites. Un arc-en-ciel multicolore semble déployer son luxe de couleurs et se répandre en un flot de tonalités... ...Le mythique se mêle au réalisme, artisanat d'art, avec un sens certain de la forme esthétique.- ak -
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| Italie Personale di
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| «
La mission de l'art n'est pas d'imiter la nature
mais de l'exprimer ». E' a partire da questa citazione di Honoré
de Balzac che si possono leggere la ricerca e I'arte di Jacqueline Houser. Ufficio Stampa (Traduction) |
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Ritagli di sentimento
Ses ‘‘ritagli di sentimento’’ ( découpes de sentiment ) trouvent leur juste place dans l’espace SIPRe de Milan où l’artiste expose ses créations inspirées par la nature et le sentiment. Un espace ad hoc pour l’exposition qui est reçue dans un des laboratoires où vision et réalité sont intrinsèquement unies dans l’analyse de la relation interpersonnelle. L’artiste française élabore un art sentimental sans se fixer ou s’accrocher à aucun schéma ou image réaliste. Son travail naît avec la matière et s’achève avec la matière dans une explosion de tissus patiemment découpés, appliqués, cousus et retouchés. Pour ne pas atténuer l’intense matérialité du cadre, l’artiste prépare l’espace comme on prépare une fresque, la main dictant les passages implicites des gestes suivants et experts, puis l’artiste utilise le fil et l’aiguille avec la même dextérité avec laquelle on utilise les outils d’un canevas ; chaque pas détermine une réflexion sur soi et permet de révéler le paysage intérieur de l’artiste. Energie, passion, rêves, idéaux, innocence, extase… s’expriment. Les toiles composées de tissus riches de couleurs et d’effets décoratifs se suivent sur le même mode d’inspiration. L’art de Jacqueline Houser n’offre pas une vision purement idéaliste du monde. On peut, en effet, être exactement conscient de la dualité entre art et nature, entre concept et réalité, et chercher également l’essence des choses. En vertu de cet exercice difficile, l’artiste réussit à focaliser une innocence consciente dans sa façon de faire et dans les thèmes choisis. Matière, couleur, volume, ainsi qu’un travail conscient et actif sont les ingrédients des compositions de l’artiste française qui réussit à donner une nouvelle définition du lyrisme dans une interprétation tout à fait personnelle. Jacqueline Houser en effet nous propose une vision esthétique du monde dans laquelle l’imaginaire collectif semble affleurer dans des thématiques désormais révolues dans la façon de faire des artistes. La nature, la beauté et la tentative de contenir une vision fugace presque en dehors du contexte décidément stérile et troublé qui caractérise notre monde… tiennent le devant de la scène. Pour pouvoir exprimer la nature, le geste doit aller de pair avec la force intérieure que l’artiste sait qu’il possède. La crédibilité trouve sa justification dans la cohérence et les ‘‘ritagli di sentimento’’ que l’homme recrée à l’intérieur du cosmos sont là presque pour justifier l’existence de cet art appliqué.
Traduit de l’italien par Agathe Gaillard | |

Si elle abandonne le professorat,
elle ne se détourne cependant pas totalement du visage de lenfance,
qui, au fond, lhabite et se révèle dans lexubérance et la
naïveté des motifs quelle trace sur le tissu. Depuis plusieurs
années, elle occupe ses loisirs à créer des « tableaux »
dont linspiration trouve ses sources dans les contes de fées, mais
aussi dans la musique ou la littérature. Lenvie de faire « autre
chose », de prendre son temps. « Faire de la tapisserie
est devenu pour moi une passion », explique Jacqueline Houser.
« Jusquà présent, je navais que peu de loisirs
à consacrer à cette occupation. Mais plus javance
dans la vie, plus je me rends compte quil faut savoir marquer une
pause pour sadonner à des activités vers lesquelles on se
sent davantage attiré. En ayant pris la décision de renoncer à
lenseignement, jespère que je ne me suis pas trompée, cest
tout ! » Pour le moment, Jacqueline Houser ne songe pas à
vivre de sa « passion ». « Jusquà
présent, toutes les tapisseries que jai réalisées ont été offertes
aux membres de ma famille et à mes amis !
» « Eventuellement,
jaimerais en vendre, mais auparavant, il faudrait que je me fasse
connaître sur le plan local par le biais dune exposition,
qui nest encore quà létat de projet. Ce qui compte,
cest la satisfaction que jen tirerai ».
«
J'ai toujours été fascinée par les couleurs, les
tissus ». Les yeux de Jacqueline Houser brillent lorsquelle
parle de sa passion. Depuis longtemps elle rêvait de sy consacrer.
Et pour cela elle a quitté un métier quelle adorait. « Pendant
quinze ans jai été professeur dallemand et jai passé
treize ans au collège du Revermont. Si je suis partie, ce nest pas
parce que ce métier me déplaisait, mais pour faire de la tapisserie. Je
lai dit à mes élèves
» Au mois de septembre,
elle se retrouve donc libre de créer. « Ce que je fais est difficile
à définir. Finalement, jai appelé ça composition
de tissus ». Sur fond de toile de jute, Jacqueline Houser
compose des tableaux de tissus. Elle remplace la peinture par le textile,
le pinceau par la machine à coudre. « Jai commencé
en 1976, par hasard. Javais commandé un tableau en tissus à
une amie qui ma dit fais-le toi-même ».
Au rythme de un par vacances, Jacqueline Houser se prend au jeu et joue
du tissu. Sa première composition figurative et naïve, elle lexécute
tout à la main, et, plus tard, elle optera pour la machine. Son
inspiration ? Les contes, les fables ou les légendes quelle traduit
au gré de son imagination. Des lieux fantastiques, lumineux où
les personnages (dont deux insectes étonnants) sortent droit de lenfance.
« Jai fait le Petit Chaperon Rouge après avoir lu l'interprétation
qu'en fait Bettelheim » explique Jacqueline Houser. Le loup discret
a lair coquin
Ses uvres de vacances, elle les a distribuées
autour delle. Lune dentre elles est même allée
jusquà Oslo, dans lappartement de sa sur. Mais
pour une semaine, elle les réunira toutes. Du 23 au 29 janvier, Jacqueline
Houser expose au centre Albert Camus. « On ma un peu poussée
à le faire. Mais jai envie de savoir si ça plaît
». Le jugement, la critique éventuelle sont importants pour elle
: elle veut désormais vendre ses tableaux. Une étape logique dans son
enchaînement. Plus tard, elle se lancera peut-être dans labstrait.
« Jai des idées plein la tête. Je crois que cette exposition
me galvanisera
».
Evénements
chevalier
promène à cheval sa gente dame ; ou rassemblant une portée de canetons,
entre des corolles de fleurs aquatiques, sous lil vigilant
dune maman canard. Rustique ou raffiné, le thème choisi est toujours
empreint dun cachet naïf, conférant une fraîcheur et
une spontanéité à louvrage. A tel point que, parmi ses admirateurs,
Jacqueline Houser compte autant denfants séduits par son interprétation
du « Chaperon Rouge » que dadultes. « Jadore
jouer avec les couleurs et marier les matières simples et précieuses.
Actuellement, je prépare une tapisserie inspirée du conte du « Chat
Botté ». Sy mêleront les bruns, avivés par des
pointes de violet, de pêche, démeraude ». A priori,
Jacqueline Houser réalise avec bonheur la symbiose de la couture et du
dessin. Une prochaine exposition nous permettrait sans doute den
juger plus largement. - F.L. - 
